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Controversy Art Paris & Le Paris Urbain présentent l’exposition solo de Babs « Eyes Wide Shut »

Exposition du 20 juin au 18 juillet 2015.

Texte de l’exposition:

« Eyes Wide Shut », l’exposition évènement du writer et artiste peintre Babs, permet d’appréhender son travail sans césure et sans rupture. Elle impose son parcours dans un continuum où son graffiti vandale, son travail mural et sa transition sur toile révèlent par touche une identité non plus en rupture mais réconciliée avec tous les médiums et toutes les époques constitutives de son évolution. Formellement, on oppose souvent ce qui est fait in situ de la production en atelier. En réalité, ces différents travaux convergent tous à révéler quelque chose de l’artiste. Babs est toujours resté fidèle à l’un des fondamentaux du graffiti: le travail sur la lettre. Même si la lettre se fait plus évanescente, moins marquée, son spectre demeure. Elle tient désormais plus de l’évocation que de la transcription. Mais elle est là, toujours sublimée. Comment aussi, à travers le travail abstrait de Babs, ne pas évoquer en résonance ce monde souterrain et parallèle du réseau parisien? L’enchevêtrement des verticales de couleur apparaît comme une parabole des lignes de métro et ses fonds rappellent l’oxydation et l’âpreté des tunnels. On comprend alors qu’il est impossible de dissocier l’oeuvre de son substrat, le peintre de son histoire et le graffiti de son travail. Tout le lie résolument au graffiti mais d’une manière non révélée, subliminale et fantasmagorique.

Amine Bouziane

Bio :

Babs rencontre la culture graffiti en 1986, très jeune, à l’âge de 11 ans, celui-là même où les premiers « writers » américains ont commencé à investir le métro new-yorkais. En 90, il s’initie à la peinture en terrain avec le groupe 3HC mais très vite, dés 1992, il est happé par l’univers du métro où la transgression, l’adrénaline, le danger et l’illégalité ont pour corollaires la rapidité d’exécution et la spontanéité. Il peint en groupe avec les DSP avant d’intégrer les groupes UV et TPK, la branche la plus radicale du graffiti français. Fusi, Rap, Trane ou Frez deviennent ces compagnons d’armes lorsqu’il ne peint pas avec Keag, Sore ou Sezam des D77, autre groupe auquel il appartient en parallèle. C’est toujours avec Keag et Sore qu’il participe aux action paintings qui mêlent peintures vandales sur roulants et body painting hardcore in situe qui seront immortalisé dans l’ouvrage « Pimp My Bitch ». Le graffiti vandale sur roulant et son monde interlope l’absorbe jusqu’en 2010. Il laisse derrière lui, une oeuvre pléthorique sur métros et RER à la signature identifiable malgré l’utilisation de pseudos divers. Sa passion et son histoire avec la peinture aurait pu s’arrêter là. La parenthèse aurait pu se refermer sur ce seul chapitre, si il ne s’était pas s’essayé de manière un peu fortuite à la toile. D’abord pour satisfaire la demande d’un ami avant d’y prendre résolument goût. Les opportunités s’enchainent et Babs rencontre un succès grandissant. Babs retourne alors sur les terrains, sans trop d’excitation au début parce qu’il lui ait difficile d’y trouver la même excitation. Au contact de Dem 189 ou de Seth, il trouve une nouvelle énergie et développe une autre manière d’envisager la peinture. En parallèle, il répond par la positive à Keag & Sore et participe sous l’entité Graffeur Delight, à l’exposition « Graffiti: Etats des lieux » à la galerie Agnès B. Babs participe aussi à l’exposition « Dans les entrailles du Palais de Tokyo » aux côtés de Lek & Sowat et Dem 189. Après plusieurs expositions en collectif ou personnelles, Babs présentera dans quelques semaines, celle qui considère comme son exposition fondamentale, « Eyes Wide Shut » présentée par Controversy Art au Paris Urbain.

Amine Bouziane

Le vernissage aura lieu le 20 Juin 2015 de 17h à 20h.

Le Pari(s) Urbain
51 rue de l’échiquier
75010 Paris

Metro Bonne Nouvelle

Plan d’accès ici

 

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